Aslira

Association Scientifique Liégeoise pour la Recherche Archéologique

Telle une Noble Dame des contes, l’Aslira ne prend pas une ride : elle rajeunit avec le temps et par miracle car, comme les fées, elle incarne nos illusions, nos passions, nos désirs. Elle fut bâtie pour les amoureux de l’archéologie, les « amateurs » de tout horizon. Des amis s’y rassemblent, certains même en vivent, ils y poursuivent leurs rêves, et ainsi restent libres. De tous âges, de toutes conditions, les membres de l’Aslira tremblent d’émotion à l’approche de la béance ouverte, tel un gouffre, sur le passé humain, incarné et comme sacralisé via ses traces matérielles, dépourvues de mots, mais chargées d’une fascination magnétique irrésistible, d’un smalt de mosaïque à une cathédrale, d’une esquisse de tente laissée au sol à une image gravée sur parois.

Durant les années soixante, et déjà sous mes yeux, Hélène Danthine forgea le mythe fédérateur tissé entre tous les amoureux de l’archéologie liégeoise à travers toutes les barrières sociales. Au fil des ans, cet esprit cristallin fut maintenu par les générations successives à l’Aslira où, parmi les figures les plus dévouées, me revient la chaleur aimable de Louis Pirnay, Jules Haeck, Marguerite Ulrix-Closset, Francine Piette et tant d’autres… Par sa fougue, son émerveillement et sa générosité, Thomas Morard injecte une vigueur nouvelle au destin de la Noble Dame avec l’ardeur conjuguée de tous nos étudiants.

Marcel Otte, Président

Logo ASLIRA : Fragment de bandeau d’époque carolingienne,
utilisé par la suite comme matériau de remploi dans la Cathédrale de Liège.