{"id":3875,"date":"2014-08-05T07:43:03","date_gmt":"2014-08-05T06:43:03","guid":{"rendered":"http:\/\/web.philo.ulg.ac.be\/culturessensibles\/?page_id=3875"},"modified":"2016-12-01T14:48:48","modified_gmt":"2016-12-01T13:48:48","slug":"alexandre-christiaens","status":"publish","type":"page","link":"http:\/\/web.philo.ulg.ac.be\/culturessensibles\/alexandre-christiaens\/","title":{"rendered":"Alexandre christiaens"},"content":{"rendered":"<div class=\"heading-wrapper\"><h6><span class=\"heading-line-left\"><\/span><strong>Membres<\/strong><span class=\"heading-line-right\"><\/span><\/h6><\/div>\n<div class=\"column column-1-3\"><div class=\"staff-wrapper\"><img decoding=\"async\" src=\"\" alt=\"\"\/><div class=\"person-name\">Alexandre Christiaens<i class=\"moon-users-2\"><\/i><\/div><div class=\"person-title\">Dave<\/div><div class=\"person-description\"><\/div><\/div><\/div>\n<div class=\"column column-2-3 column-last\">\n<div class=\"su-accordion\">\n<div class=\"su-spoiler su-spoiler-style-1 su-spoiler-open\"><div class=\"su-spoiler-title\"><i class=\"moon-arrow-right-2 spoiler-button\"><\/i><i class=\"moon-arrow-down spoiler-button spoiler-active\"><\/i><strong>Pr\u00e9sentation<\/strong><\/div><div class=\"su-spoiler-content\" style=\"display:block\">\n<div class=\"entry-content\">\n<p style=\"text-align: justify;\">Alexandre Christiaens (1962) est photographe. Depuis une premi\u00e8re s\u00e9rie d\u2019impressions photographiques argentiques en noir &amp; blanc intitul\u00e9e <em>\u00ab Marines \u00bb<\/em>, voyages et photographie vont r\u00e9solument de pair. Il parcourt le monde et s\u2019y attarde en r\u00e9sidences (Angleterre, Belgique, Chine, Br\u00e9sil, Roumanie, Inde, Russie, Turquie, etc.).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Qu\u2019il r\u00e9alise des images de paysages naturels, industriels, portuaires ou urbains, il s\u2019agit pour lui d\u2018y cr\u00e9er des liens qui vont tisser une vision du monde. Il met en rapport des territoires, des lieux, des formes, de l\u2019humain \u2013 tant\u00f4t pr\u00e9sent, tant\u00f4t sugg\u00e9r\u00e9 \u2013 et de l\u2019al\u00e9atoire.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Comme l\u2019\u00e9crit Emmanuel d\u2019Autreppe, \u00ab c\u2019est un savant dosage, pr\u00e9cis\u00e9ment \u2013 ou plut\u00f4t une intense confrontation d\u2019ordre et de d\u00e9sordre. Tout se joue dans la dualit\u00e9 de densit\u00e9 de la mati\u00e8re et de l\u00e9g\u00e8ret\u00e9 des airs, d\u2019obscurit\u00e9 et de lumi\u00e8re, ou encore, de profonds silences vis-\u00e0-vis de l\u2019activit\u00e9 fr\u00e9n\u00e9tique des hommes et des machines \u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>\u00ab Mon axe principal est de m\u00e9langer ma collecte photographique, qui se r\u00e9alise parfois de fa\u00e7on appliqu\u00e9e et r\u00e9fl\u00e9chie, parfois de fa\u00e7on hasardeuse. Ensuite, il s\u2019agit de rassembler mes images et d\u2019en \u00e9crire une histoire. Non pas la mienne, car m\u00eame si je ne m\u2019en exclus pas, mon travail n\u2019est pas du tout autobiographique; ce sont plut\u00f4t des histoires du monde, des histoires de vies, de territoires, de formes, d\u2019horizons et de regards port\u00e9s que l\u2019image raconte. \u00bb<\/em><\/p>\n<\/div>\n<\/div><\/div>\n<div class=\"su-spoiler su-spoiler-style-1\"><div class=\"su-spoiler-title\"><i class=\"moon-arrow-right-2 spoiler-button\"><\/i><i class=\"moon-arrow-down spoiler-button spoiler-active\"><\/i><strong>Extrait<\/strong><\/div><div class=\"su-spoiler-content\">\n<p style=\"text-align: justify;\">(\u2026) Aurais-je pu esp\u00e9rer mieux que cette chambre d\u2019h\u00f4tel\u00a0? Une vue sur la corne d\u2019or, je surplombe une cour l\u00e9zard\u00e9e dont les craquelures ressemblent aux ramures d\u2019un arbre effeuill\u00e9, comme le reflet de celui qui borde l\u2019immeuble voisin. Face \u00e0 moi, un impressionnant b\u00e2timent de l\u2019\u00e8re communiste. Sur son plus haut fronton, quatre soldats de b\u00e9ton semblent s\u2019\u00eatre juch\u00e9s pour d\u00e9fier l\u2019horizon. Derri\u00e8re, la gare maritime et puis, flottant sur une eau calme, deux navires de guerre de la flotte sovi\u00e9tique. L\u2019un, blanc, arbore le pavillon de la Croix-Rouge, l\u2019autre, gris, est arm\u00e9. Plus loin des grues, elles accompagnent la construction de quatre vertigineux piliers de pont. A leur pied, on devine les docks, les chantiers navals, des cargos, des bateaux, bouclier industriel au front d\u2019une ville b\u00e2tie sur des collines et de l\u2019eau. Encore plus loin, bouclant le bassin, mais toujours bien dans l\u2019urbanisation, trois chemin\u00e9es d\u00e9gueulent aux vents, le smog retombe comme une ruine dans une brume jaun\u00e2tre. Tout cela organis\u00e9, enchev\u00eatr\u00e9, autour du miroir tant\u00f4t argent\u00e9 tant\u00f4t cuivr\u00e9 de la corne d\u2019or. Une anse d\u2019eau salie, sertie d\u2019histoire et de d\u00e9labrement, en reconstruction.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Vladivostok tient et s\u2019ouvre au monde, au Pacifique.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Combien de fois, sous quel angle, en noir et blanc ou en couleur, de l\u2019aurore au cr\u00e9puscule\u2026 Lorsque la lune suit son trac\u00e9 au-dessus des grues, accroch\u00e9es aux piliers de ce gigantesque pont en projet, et avant qu\u2019elle n\u2019atteigne l\u2019angle sup\u00e9rieur droit de la fen\u00eatre de ma chambre, n\u2019y ai-je pas d\u00e9j\u00e0 perdu mon regard\u00a0? Combien de fois retrouverai-je cette vue 621 sur mes planches contact\u00a0? Cette nuit, en photographiant dans une semi-conscience, je me disais que, peut-\u00eatre, je n\u2019\u00e9tais venu a Vladivostok que pour cela, pour cette vue.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La premi\u00e8re chose que je regarde quand j\u2019arrive dans un h\u00f4tel n\u2019est pas la salubrit\u00e9 du lieu\u2026 mon regard va aux fen\u00eatres, aux rideaux, je les ouvre, je soup\u00e8se le paysage qu\u2019ils couvrent.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cela m\u2019affole quelque peu, je dois me rependre, ne pas me m\u00e9prendre, consid\u00e9rer alors seulement l\u2019\u00e9tat plus particulier des lieux que peut-\u00eatre je vais habiter. M\u2019\u00e9viter les remords d\u2019avoir accept\u00e9 n\u2019importe quoi.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Comme si la joie d\u2019une vue qui fera tableau, qui sera \u00ab\u00a0mon\u00a0\u00bb paysage, pouvait cong\u00e9dier l\u2019insalubrit\u00e9 de la niche.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Un paysage est capable de nous extraire \u00e0 nous-m\u00eames. De nous placer sans forme, sans objet, sans but, juste en son milieu dans un bref soul\u00e8vement extatique. Un calme qui tombe sans pr\u00e9venir. Il nous expanse. Un moment il est l\u00e0\u00a0! Hors du temps, sans espace fini, m\u00eame perceptible. Sans forme de nous. Un paysage c\u2019est cela, pour un instant sans dur\u00e9e, un non-lieu hors de toute attente. Puis, une fois reconnu, il devient ce qu\u2019il est ou plus justement ce que nous pouvons en percevoir. Il redevient nos limites. Je photographie malgr\u00e9 moi, malgr\u00e9 le fait qu\u2019une fois cadr\u00e9 et dessin\u00e9, le paysage, mon lieu hors de toute attente, s\u2019\u00e9crasera sur lui m\u00eame, et moi-m\u00eame avec, \u00e0 jamais exclu.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Un paysage n\u2019existe pas pour durer, il ne nous permet que de le vivre.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les marins le savent.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Vladivostok,\u00a002-2011<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00ab\u00a0Eaux vives peaux mortes\u00a0\u00bb Editions Yellow Now 2012<\/p>\n<\/div><\/div>\n<div class=\"su-spoiler su-spoiler-style-1\"><div class=\"su-spoiler-title\"><i class=\"moon-arrow-right-2 spoiler-button\"><\/i><i class=\"moon-arrow-down spoiler-button spoiler-active\"><\/i><strong>Adresse de contact<\/strong><\/div><div class=\"su-spoiler-content\">\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"mailto:alexandre.christiaens@gmail.com\">alexandre.christiaens@gmail.com<\/a><\/p>\n<\/div><\/div>\n<div class=\"su-spoiler su-spoiler-style-1\"><div class=\"su-spoiler-title\"><i class=\"moon-arrow-right-2 spoiler-button\"><\/i><i class=\"moon-arrow-down spoiler-button spoiler-active\"><\/i><strong>Page personnelle<\/strong><\/div><div class=\"su-spoiler-content\">\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/www.alexandrechristiaens.com\/\">http:\/\/www.alexandrechristiaens.com\/<\/a><\/p>\n<\/div><\/div>\n<\/div>\n<\/div><div class=\"clear\"><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"parent":0,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"footnotes":""},"class_list":["post-3875","page","type-page","status-publish","hentry"],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/web.philo.ulg.ac.be\/culturessensibles\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/3875","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/web.philo.ulg.ac.be\/culturessensibles\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"http:\/\/web.philo.ulg.ac.be\/culturessensibles\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/web.philo.ulg.ac.be\/culturessensibles\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/web.philo.ulg.ac.be\/culturessensibles\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3875"}],"version-history":[{"count":1,"href":"http:\/\/web.philo.ulg.ac.be\/culturessensibles\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/3875\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":5023,"href":"http:\/\/web.philo.ulg.ac.be\/culturessensibles\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/3875\/revisions\/5023"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/web.philo.ulg.ac.be\/culturessensibles\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3875"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}