Chaire interuniversitaire Femmes et Travail 2001-2002

En décembre 2000, Madame Laurette Onkelinx, Vice-première Ministre et Ministre de l’Emploi et du Travail, en charge de l’égalité des chances, et les Recteurs de l’UCL, de l’ULB et de l’ULg ont signé une convention dont l’objet est la mise sur pied pendant deux ans d’une chaire interuniversitaire et pluridisciplinaire « Études Femmes – Études de genre ».

L’impulsion offerte par la ministre en charge de l’Égalité des chances en 2001 a permis d’organiser à l’ULg un cycle de 10 heures de cours assurés par 6 spécialistes des questions féministes :

Kelley Conway, historienne du cinéma, professeur à l’Université de Madison, Wisconsin : La chanteuse populaire dans le cinéma français des années 30
Cécile Dauphin, historienne, ingénieur de recherches au CNRS, maître de conférences à l’ÉHÉSS (Paris) : La séduction. Nouvelle approche de l’histoire des femmes
Catherine Vidal, neurobiologiste, directrice de recherche au Laboratoire de virologie moléculaire de l’Institut Pasteur (Paris) : Le cerveau a-t-il un sexe ?
Claudine Hermann, physicienne, directrice du laboratoire de Physique de la matière condensée à l’École Polytechnique de Paris : Rapport du groupe de travail «  Femmes et Sciences » du réseau ETAN et actions européennes
Margaret Maruani, sociologue, directrice de recherche au CNRS, spécialiste de l’étude du travail des femmes, Directrice du MAGE (Marché du travail et genre) : L’emploi a-t-il un genre ?
Kate Armstrong, poétesse écossaise, Récital de poésie

L’approche pluridisciplinaire mais accessible pour tous a permis aux étudiants d’envisager sous plusieurs angles la question « Femmes et travail ». Elle a révélé au public la pertinence de maintenir le débat ouvert sur les questions de genre en fonction de situations toujours préoccupantes concernant le statut de la femme dans nos sociétés.

Une centaine d’étudiants, abondamment sollicités, ont participé avec intérêt aux diverses leçons. Les plus nombreux provenaient de la Faculté de Philosophie et Lettres, plus habitués à ce type d’interrogation scientifique. Les réactions étonnées des auditeurs face à l’acuité des problèmes soulevés témoignent de la pertinence de l’introduction de la problématique « genre » au sein de l’enseignement universitaire.

La campagne d’information et la conférence de presse ont permis de drainer également un public extérieur notamment issu des milieux associatifs.

Tous se sont montrés enchantés de la qualité des exposés et de la richesse des débats successifs.

1. dans le milieu des chercheurs

La préparation du programme de la chaire a permis de fédérer des forces vives autour d’un projet commun et de susciter auprès de divers spécialistes habitués de traiter des women’s studies de manière isolée de se constituer en centre de recherche encore inexistant à l’Université de Liège. Les négociations auprès des autorités est en bonne voie pour obtenir la reconnaissance de ce centre qui répond aux attentes d’une trentaine de personnes issues de toutes les facultés. Des relations ont par ailleurs été établies avec d’autres centres de recherches en Europe et l’initiative belge a été reçue avec grand intérêt de la part de ces organismes étrangers.

2. dans le milieu des enseignants

Plusieurs titulaires de cours inscrits au programme de la Faculté de Philosophie et Lettres ont accepté de libérer les étudiants pour favoriser la fréquentation des cours inscrits à la Chaire. Certains d’entre eux ont également rejoint l’auditoire.

Ils demeurent cependant encore pas mal d’irréductibles dont la résistance incite à penser que le sujet est brûlant et mérite d’être fortement soutenu.

3. auprès du rectorat

Les autorités universitaires se sont montrées très favorables et ont apporté un chaleureux soutien à l’entreprise. Leur intérêt a été avivé du fait de l’appui accordé par la Ministre en charge de l’égalité des chances.

4. dans le grand public

Les organisatrices ont manifesté le souci d’ouvrir les portes de l’Université au grand public intéressé par le sujet. Une vaste campagne d’informations (affiches, invitations, conférence de presse, interventions radio et tv…) a permis de faire part de l’inauguration de la chaire fréquentée également par des auditeurs extérieurs à l’Université.