Traceolab
Dries Cnuts
PhD Student, ERC
Parcours/Career

En 2007, Dries Cnuts est diplômé de l’Université de Leuven où il participe à plusieurs campagnes fouilles en Belgique et à l’étranger (France, Soudan). Son mémoire, intitulé « Une analyse critique de l’alimentation des Néandertaliens », est dirigé par Philip Van Peer. À l’issue de ses études, il est engagé au Ministère Fédéral des Affaires Etrangères. En 2012, il renoue avec l’archéologie à l’unité d’Archéologie Préhistorique de l’Université de Leuven et participe à plusieurs projets sur le terrain, en Belgique.
Dans le cadre de son Doctorat, il se concentre sur plusieurs problèmes méthodologiques associés aux analyses de résidus sur les outils en pierre. Il souhaite contribuer à améliorer les méthodes d’identifications de l’utilisation des outils paléolithiques en pierre et de leur emmanchement.

Dries Cnuts graduated from the University of Leuven in 2007 with a Master’s thesis entitled “A critical study on the diet of Neanderthals” under the supervision of Philip Van Peer.  As a student he participated in several excavations in Belgium and abroad (e.g., France, Sudan).  After his studies, he worked for the Federal Ministry of Foreign Affairs and he returned to archaeology in 2012. From 2012 until the end of 2013, he worked as an archaeologist for the Prehistoric Archaeology unit of the University of Leuven. During this period he was involved in several prehistoric field projects in Belgium.
In his PhD research he focusses on several methodological problems related to the residue analysis of stone tools. He intends to reinforce the reliability of the approach with regard to identifications of Palaeolithic stone tool use and hafting.

Projet / Project

Ma recherNotae_Driesche vise principalement à restituer les fonctions et les modes d’utilisation des outils lithiques durant le Paléolithique pour affiner notre compréhension des stratégies techniques et de l’organisation socio-économique des chasseurs-cueilleurs de la Préhistoire. Cette investigation offre une vision complémentaire et alternative des productions techniques en s’appuyant sur une étude méthodologique des résidus préservés sur les bords des outils lithiques suite à leur utilisation. Ces résidus peuvent être le résultat d’une exploitation des végétaux, des animaux ou des minéraux. Les résidus transférés vers un outil peuvent consister en plusieurs matières associées ou en mélanges de différentes matières correspondant à des recettes que nous chercherons à restituer. L’identification de ces restes discrets des activités humaines passées se fait par comparaison, à l’échelle microscopique, de la morphologie des résidus archéologiques à la morphologie des résidus de référence formés lors d’expériences actualistes.  Les relations entre (i) les traces d’usure microscopiques des parties actives des outils, (ii) les traces formées suite aux modalités de maintien des pièces (emmanchement, préhension) et (iii) la fréquence et la disposition des résidus sur chaque objet permettent d’en apprécier la fonction et le fonctionnement. Il s’agit par conséquent d’une approche intégrée qui cherche à combiner des données technologiques, tracéologiques, à une analyse des résidus qui renseigne sur les techniques d’élaboration (emmanchement) et d’utilisation.

Bien que les premières analyses des résidus datent des années septante, ce type d’approche ne connaît un intérêt plus amplifié que depuis quelques années. Elle est régulièrement appliquée dans l’étude de la compréhension des évolutions technologiques et comportementales liées à l’évolution de l’homme moderne, mais les recherches sont encore confrontées à plusieurs problèmes d’ordre méthodologique qui ne sont pas toujours reconnus. C’est la raison pour laquelle ma recherche doctorale vise à consolider la démarche et d’apporter une réponse à ces problèmes qui se situent à plusieurs niveaux, aussi bien taphonomiques (modification des vestiges après leur abandon et suite à leur enfouissement) qu’au niveau de l’analyse même et des interprétations proposées. Cette recherche s’intègre, par ailleurs, dans un projet de recherche plus large sur l’évolution de l’emmanchement au Paléolithique (ERC starting grant de Dr. Veerle Rots).

 

Publications / Open access

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