Doctorats

Le colonialisme à l’épreuve de l’art contemporain : regards critiques des artistes sur la colonisation belge au Congo (1960-2020). [titre provisoire]
Sous la direction de Julie Bawin.

Depuis la fin des années 1990, la question coloniale belgo-congolaise a été particulièrement traitée, sous ses aspects les plus divers, dans la littérature nationale et internationale. Étonnamment, aucune étude spécifique n’a jusqu’ici examiné attentivement la problématique du colonialisme belge à l’épreuve de l’art contemporain et ce, en dépit de l’importance du contexte belge et de l’essor des productions artistiques traitant du colonialisme et de la question postcoloniale.

Mon étude a donc pour ambition de dresser l’évolution du regard critique des artistes sur la colonisation du Congo par la Belgique, depuis le temps de l’indépendance en 1960 jusqu’à nos jours, à travers l’analyse détaillée des productions artistiques et des expositions qui, en période post-coloniale, se sont référées au colonialisme belge. Plus précisément, il s’agit d’expliquer comment et pourquoi cette problématique a pris une ampleur inédite dans le champ de l’art, à compter des années 2000, donnant naissance à des pratiques fondées sur l’appropriation d’archives et de matériaux historiques. De Marcel Broodthaers dans les années 1960 à Sammy Baloji dans les années 2000, le projet mettra alors en exergue une figure qui s’impose en force dans l’histoire des relations entre art contemporain et colonialisme, celle de l’ « artiste-historien ».

En phase avec les débats actuels sociétaux et scientifiques sur l’histoire et la mémoire de la colonisation, autant qu’avec ceux qui concernent l’identité et la multiculturalité, la présente thèse de doctorat permettra donc d’apporter une assise épistémologique et méthodologique à ces diverses réflexions.

De l’art des nouveaux médias à l’art post-internet : vers une gentrification de la création numérique. [titre provisoire]
Sous la direction de Julie Bawin.

Art contemporain et culture urbaine dans le secondaire : quels obstacles à l’apprentissage ?  [titre provisoire]
Sous la direction de Julie Bawin et Muriel Neven.

Le travail de l’étain dans l’ancien Pays de Liège du XVIe à la fin du XIXe siècle. [titre provisoire]
Sous la direction de Julie Bawin.

James Ensor et le japonisme. [titre provisoire] Sous la direction de Julie Bawin.

Reconnaissance et artification du tatouage depuis les années 1960 : enjeux et problématiques en histoire de l’art. [titre provisoire]
Sous la direction de Julie Bawin.

À partir d’une approche interdisciplinaire alliant histoire, philosophie et sociologie de l’art, ce projet tend à investiguer les phénomènes de reconnaissance et d’artification du tatouage qui impactent la pratique depuis la fin des années 1960. À travers l’examen d’un corpus d’objets et d’expositions, il s’agira de questionner la labilité des frontières entre les arts dits « majeurs » et « mineurs » et d’éprouver le concept d’artification tel qu’il est défini par les sociologues Nathalie HEINICH et Roberta SHAPIRO.

La reconnaissance du tatouage comme pratique artistique passant presque systématiquement par la voie de l’anthropologie, ce travail ambitionne également d’analyser le rapport dialectique qu’entretiennent l’histoire de l’art et l’anthropologie. Interroger ce glissement d’un « régime de valeur » à un autre offrira la possibilité de convoquer des notions et des méthodes propres à l’histoire de l’art qui manquent à l’étude d’un tel sujet, pourtant bien représenté dans le monde de l’art contemporain avec des artistes comme Timm Ulrichs, Valie Export, Ulay, Santiago Sierra ou encore Wim Delvoye.

ARTPRESSE – étude intermédiale de l’art belge en tant que réseau structuré, à travers la loupe des magazines de masse dans la période de l’entre-deux-guerres.
Sous la direction de Julie Bawin.

ARTPRESSE est un projet de recherche et de numérisation financé par le programme cadre BRAIN-be 2.0 de la Politique scientifique fédérale belge (https://www.belspo.be/belspo/brain-be/index_en.stm), coordonné par KBR via son département de numérisation, et mené en collaboration avec ULiège et KULeuven. Il vise à analyser et numériser un corpus de magazines belges des années 1920 et 1930 – période durant laquelle leur nombre accroît et leur forme évolue significativement, préfigurant les mass medias à venir –, contribuant ainsi à la valorisation et la diffusion de ce matériel inédit conservé à KBR. Dans cette optique, les titres numérisés viendront enrichir l’offre déjà disponible en ligne de la bibliothèque et seront consultables sur le portail BelgicaPeriodicals ainsi que la base de données Europeana.

Les magazines étudiés sont des hebdomadaires illustrés de type général, à la fois supports d’information et de distraction. Ils se distinguent des journaux quotidiens et autres périodiques par la variété de leurs sujets, abordés à travers des reportages et des rubriques faisant la part belle aux photographies et aux publicités. L’objectif poursuivi par la recherche est de montrer comment l’art est reçu et représenté par ce média, en accordant une attention particulière aux réseaux et relations entre artistes, auteurs et éditeurs, ainsi qu’aux transferts entre presse généraliste et spécialisée. Ceux-ci constitue en effet une précieuse source de documentation nous permettant d’appréhender autrement l’émulation et la production artistique de cette époque alors en pleine mutation.